Zig Ziggurat par Stéphanie Desvaux : quand simplicité rime avec beauté

La plateforme de curation, The Third Dot, en partenariat avec Rogers Capital, accueille l’artiste, photographe et designer Mauricienne, Stéphanie Desvaux, pour son exposition Zig Ziggurat.  Stéphanie a souhaité apporter un nouveau regard sur les petites choses de la vie de tous les jours… de transformer le non-vu en vu. L’industriel et la poésie cohabitent dans l’ancien dock du port. Entre photographies, sculptures, installations, dessins et peintures, l’artiste protéiforme nous dévoile ses créations qui racontent l’histoire d’une vie.

Luxury Mauritius vous emmène à la découverte de ses œuvres d’arts exposées sur trois plateformes imitant une ziggurat – bâtisse mésopotamienne composée de plusieurs niveaux.

Ces petits détails de la vie qui nous parlent

« J’ouvre mes yeux sur les petites choses de la vie quotidienne que plus personne ne voit », nous confie Stéphanie.

Ici, tout ce qu’on n’aurait jamais pensé à photographier, elle l’a fait photo! Elle raconte une histoire du passé, des moments uniques qui l’ont marqués et qu’elle a voulu sceller pour l’éternité. Sur la première plateforme de la ziggurat, ses photographies se déclinent en de simples tuiles de maison, un bateau sur la rivière ou encore des explosions de couleurs émanant des petites rues de Maurice, de Rodrigues ou d’Inde.

Ayant grandi dans des environnements similaires, Stéphanie a ciblé ces trois pays qui offrent un mélange culturel qui lui est proche. Sincère, mais aussi subtilement tenace dans son approche, elle sublimise les laissés pour compte et les rend plus accessible à l’oeil. Les photographies se vêtissent de couleurs douces et dynamiques avec une inévitable recherche d’épuration. L’éclairage ainsi que le cadrage sont pensés pour harmoniser le décor.

À la manière des temples mésopotamiens

Stéphanie Desvaux s’inspire des Mésopotamiens, une ancienne civilisation bercée par le Tigre et l’Euphrate. Parmi les nombreux édifices des Mésopotamiens se trouve la ziggurat, une bâtisse de plusieurs terrasses dont le nom signifie « la très haute ».

Sur la deuxième plateforme des docks, les sculptures et les dessins de l’artiste ont trouvé leur place dans un décor de pierres vieillies par les siècles. On retrouve le noble, le précieux, l’élégant, le juste ainsi que le divin qui nous rappellent, chacun à sa façon, les temples oubliés de la Mésopotamie. On aperçoit l’ancien dans les formes des sculptures en céramique, inspirées des pyramides, des sphères et d’autres formes géométriques, symboliques de l’époque.

Au sommet de la ziggurat

Enfin, sur la dernière plateforme de la ziggurat se trouvent les travaux les plus intimes de l’artiste : des peintures à l’huile. Oscillant entre l’abstrait et le figuratif, les peintures sont des mélanges de couleurs tantôt vives et profondes, tantôt légères, pour représenter ce qu’il y a de caché au fond de son âme.

Stéphanie nous présente sa manière à elle de voir les choses à travers ses créations. On apprécie surtout sa réappropriation du monde pour nous raconter sa vie, dont les épisodes et les expériences se sont transformés en œuvres d’art.